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LES ARMES ET LE DIALOGUE

Das un an, j'aurai soixante ans.

Le printemps haïtien se pointe en février

Beaux et entrainants, les titres qui pourraient rythmer la une des journaux, si le théâtre des événements était autre que Haïti. Ah oui encore Haïti ! Cette négresse plus que bi-séculaire qui résiste dans un combat permanent aussi vieux et improbable que sa naissance.
- La kokoratisation s'installe en Haïti
- Manifestation des kokorats haitiens
- Les kokorats en hordes de combat en Haïti
- L'hiver haïtien ébranle le bananier
- Le bananier secoué par les remous des Kokorats
La longue liste des titres colorés et nuancés, les uns plus que les autres, ne semble pas pouvoir attiser la curiosité et attirer les médias du monde. Donc, des humains encore capables de compatir avec plus de 10.000.000 d'âmes qui sortent dans les rues pour crier leurs faims dans des rugissements synchrones avec leurs crampes d'estomac et des contorsions intestinales chassant cette vacuité qui fait mal.
Alexandre Benala apparaît bien avant « haïtiens affamés » sur les moteurs de recherches.
Si on se replace dans le contexte de crise politique, Venezuela lui grille encore une fois la politesse à Haïti.
Pourtant, on trouve de nombreuses similitudes entre les actualités de ces deux démocraties portées par des présidents issus des urnes.
Le monde reste assez attentif à ce qu'il se passe au Venezuela alors que les va-nu-pieds d'Haïti sont ignorés avec cette indifférence glaciale qui ne semble s'effriter que quand le chiffre de pertes en vies humaines dépasse les centaines de milles.
Pourtant, encore une fois, les haïtiens réclament un droit fondamental en défendant une cause noble : le droit de manger, la lutte contre la corruption !
Haïti est aujourd'hui l'aboutissement d'un processus de déshumanisation. Les pointilleux en trouveraient comme cause, ce complot ourdi et achevé le 17 octobre 1806 par l'assassinat de celui qui a voulu recadrer le nègre dans le cercle humain d'où des conceptualisations basées sur des théories farfelues, les avaient exclus et justifiaient leur utilisation comme des objets meubles.
Malgré les productions littéraires et pseudoscientifiques propres de tous les siècles et de toutes les évolutions des idées, le processus de déshumanisation est aujourd'hui aboutie.
De la misère, de la pauvreté il en existe partout ceci justifie que la faim, le manque d'eau, et d'autres besoins primordiaux qui tenaillent la population haïtienne n'inquiète que les 10.000 ONG qui travaillent pour remédier à ces manques.
Des guerres et des massacres il s'en passe si fréquemment que plus de 20 cadavres d'êtres humains retrouvés dans les poubelles ou entrain de se dévorer par des cochons « domestiques" partageant dans une convivialité non dérangeante les espaces vitaux.
Pourquoi le monde s'apitoierait si la police Nationale d'Haïti traite cet épisode comme un fait divers banal.
Cette force de Police, formée par ceux qui ont décidé que nous n'avions pas besoin de nos forces Armées.

Ceci n'inquiète pas non plus nos gouvernements centraux dirigés par ces marionnettes dont les ficelles sont tirées par ceux qui financent des mascarades électorales.
Le statu quo a su admirablement se maintenir jusqu'à la goutte d'eau qui réveilla la masse qui souffre. Il a fallu une goutte épaisse : 4.2 milliards de dollars, dilapidés avec la complicité des marionnettes et les prédateurs de toujours.
Tous les êtres humains ont su se défaire de leurs chaînes en prenant conscience d'une situation portant atteinte à leur survie.
Mais pour beaucoup, l'haïtien n'en serait pas capable. Si 3.000.000 de personnes prennent les rues c'est forcément parce que de l'argent a été distribué. Pourtant j'ai discuté avec des jeunes qui vous confient qu'ils ont trop faim pour sortir manifester et qu'ils préfèrent rester à la maison pour bailler.
Aujourd'hui, huit jour après le début des manifestations dont l'objectif à court terme est de bloquer complètement le pays, la presse internationale s’intéresse avec ce tableau à peine vraisemblable de cadavres de jeunes éparpillés dans les rues, victimes d'échanges de tirs !
Les haïtiens veulent se débarrasser d'un pouvoir inefficace, faisant barrage à un procès contre ceux qui ont volé 4.2 milliards d'euros.
Les voix de l'ingérence fixent le rendez-vous aux urnes ! Oui il faut changer le gouvernement par ded élections manipulées au gré de certains intérêts qui ne s'harmonisent pas toujours avec ceux de la majorité.
Inimaginable prend forme. Celle de l'horreur et de la déshumanisation !
Les haïtiens célèbrent leur printemps en Février dans une prière collective contre la misère et la corruption.
Pour que bourgeonne demain et l'espoir !

Dr Jonas Jolivert

MARIAGE POUR TOUS ET PLUSIEURS MARIAGES POUR UN

Le monde a toujours vécu au rythme des phénomènes de mode. Un problème crucial devenu chronique, maintenu en sourdine peut devenir, par un concours de circonstances, élément essentiel de l'actualité avec une allure de processus aggravé. Ceci, même quand pour la grande majorité des gens, les motifs évoqués ne sont pas toujours très convaincants. Pour vaincre la monotonie des actualités qui se ressemblent trop, les médias s'arrangent pour contribuer à faire oublier les crises et enterrer les conflits par l'oubli. Les guerres oubliées, malgré leurs cortèges de morts n'émeuvent plus et cessent d'exister. Une guerre meurtrière devient normale et routine. C'est juste la conception intéressante, à travers les temps, de ce qui est normal qui conditionne des modes de penser et des comportements adaptés. Toutes les grandes idées ont été universellement acceptées. Même celles qui n'ont pas résisté à l'épreuve du temps et qui ont été déclarées erronées après. En fait, la grande question que toute personne sensée est en droit de se poser, c'est justement qu'est-ce que l'on nous vend aujourd'hui comme normal contre ce qui ne l'est pas. Quelle aberration du futur nous côtoyons et nous chérissons tous les jours ? Les idées et les formes de penser créent des valeurs insérées dans une certaine réalité structurée. Les valeurs sont donc hiérarchisées chantées et vénérées par les porteurs de visions et les garants de courant de pensée. Et dans les grands débats de chaque époque il y a eu heureusement des gens pour et des contre. Même quand les contre ont été vus comme retardés ou réactionnaires, leur apport aura été indispensable. Certaines de leurs prises de position ont permis à élaborer des chartes et à légiférer. Des exemples pour corroborer cette dialectique se bousculent dans les pages de l'histoire évolutive de l'humanité. De cette longue liste, se détachent et se démarquent la théorie de l'inégalité des races, l'esclavage, l'apartheid entre autres titres. Ces derniers temps j'ai participé comme conférencier à des célébrations autour de l'abolition de l'esclavage et des traites négrières. Et comme conclusion, j'ai souvent voulu faire comprendre que ces passerelles de l'histoire qui aujourd'hui sont acceptées comme crimes abominables contre l'humanité ont été non seulement acceptées mais défendues par de grands penseurs, forgerons d'opinions. Donc mon inquiétude a toujours été de comprendre et de dénicher qu'elle serait cette abomination de demain ou du siècle prochain que j'ingurgite volontiers sans haut le cœur. Depuis le début du quinquennat du président français, certains sujets sociétaux deviennent à la mode et parmi les plus sonnants se trouveraient le mariage pour tous, la procréation pour autrui, le droit à l’adoption par des couples homosexuels Le mariage entre deux personnes du même sexe a bénéficié d'une législation qui en fait la grande réalisation du socialisme « hollandais » dans son objectif de changer le monde. Après cette victoire du mariage pour tous en terre française, l'idée est partie, le vent en poupe à la conquête du monde. Le mariage homosexuel est devenu si normal et tellement existentiel que les cultures qui refusent de le voir comme tel sont rangées parmi des celles qui ne respectent pas les droits de l'homme. Qui a raison ? Qui a tort ? Doit-on se mettre à côté de ceux qui ne sont pas pour ou contre ceux qui sont contre ? Les réflexions appliquées à un camp sont applicables aussi à l'autre camp. Il est à se demander cependant pourquoi les idées venues de ces cultures dites supérieures s'acharnent à balayer des certitudes culturelles des autres cultures. Qu'une institution comme le mariage subisse ce lifting en 2015 ne semble pas trop grave dans la mesure où celui-ci semble avoir pris un peu de plomb dans les ailes avec le nombre de divorces et de dissolutions. Cependant plus inquiétant me paraît la nouvelle conceptualisation de la composition de la famille. Avec études à l'appui, il aurait été démontré que l'éducation d'un enfant par un couple homosexuel serait de valeur et de qualité équivalentes à celle d'un enfant élevé dans une structure familiale composée d'une mère et d'un père. Des études et des conclusions scientifiques ont toujours appuyé les idées les plus folles. Mais encore une fois qui a raison ? Doit-on lancer une croisade pour imposer universellement ces idées qui bouleversent les structures de la société ou doit-on accepter le risque de s'enfermer dans un conservatisme archaïque et désuet ? La question reste entière et il me semble qu'une solution sensée aujourd'hui pour fuir les rouages de l'extrémisme serait de faire selon sa conscience et laisser aux autres le choix d’en faire de même. Pourtant, que se passerait-il, si es sociétés africaines ou la polygamie est acceptée, viendraient faire la leçon en Europe pour leur prouver que la polygamie devrait bénéficier du même traitement que l’idée du mariage pour tous. En passant je voudrais juste réveiller la conscience des polygames endormis de façon à ce qu'ils revendiquent ailleurs le droit au pluri-mariage. La polygamie pourrait comme l'homosexualité, être un choix.

LE PAPE FRANÇOIS, CE MONDE...SON CALVAIRE

LE PAPE CE MONDE SON CALVAIRE Je me suis donné c Au lieu d'attribuer des caractéristiques trop dithyrambiques à quelqu'un que j'assimilerais à un ange, je préfère me dire que tout être humain est capable de vices et de vertus. J'applaudis avec une ferveur égale au dédain mis en jeu quand je critique le comportement d'un être humain. J'ai suivi avec un intérêt certain l'euphorie montée comme une vraie mayonnaise autour de la visite du Pape à Cuba et aux USA. Le patron du Vatican n'a cessé d'étonner le monde catholique et les autres par ses prises de position et ses actes qui l'éloignent souvent du monde dogmatique conservateur et pincé de l'église catholique. Souvent il tient tellement compte de l'humain au détriment du pur religieux, que j'oublie qu'il est le plus haut placé de la hiérarchie de l'église catholique. Il me fait l'impression d'un humain imbu d'une sagesse universelle mise au service du bien-être de tous les hommes de la terre. Souvent je me dis qu'il s'en fout des dogmes et que pour la première fois l'église est dirigée par un pape athé ! Plusieurs images sympathiques ont ponctué la visite très médiatisée du souverain pontife. On peut retenir en lieu et place de la papa mobile la petite fiat 500 faisant un drôle d'effet perdu dans les cortèges des grandes cylindrées. Un ami à posté sur une page de réseau social une vidéo montrant le pape escalader seul un escalier le conduisant vers un avion. Les commentaires tournaient autour du fait que le pape était tout seul et que le protocole aurait pu prévoir un accompagnement rapproché pour le au cas où. J'ai pris du temps pour observer cette montée accidentée de l'escalier du chef de l'église. J'ai eu l'impression que le pape faisait face à un vent qui soufflait assez fort et qui propulsait des éléments de son habillage vers son visage gênant ainsi sa vue et sa vision. Il trébucha une première fois sans tomber ni se lasser. Il poursuivit son ascension en trébuchant une deuxième fois… Cette scène me rappela singulièrement celle de Jésus portant sa croix. Aujourd'hui être chef d'église est loin d'être une charge facile dans un monde en ébullition ou le sacré entre en conflit avec l'évolution de la pensée humaine et se trouve dans un carrefour en pente glissante. Cet homme âgé coiffé de ce grand titre et des responsabilités qui vont avec effectue constamment malgré lui une ascension difficile pour essayer de porter son message et sa voix vers l'humain dans son essence et dans sa souffrance. Comme tout bon homme de Dieu dans la conception la plus humaine, il mérite respect et considération. Jonas Jolivert

THE PAINTER OF JALOUZI

#vidéo

CES HOMMES QUI NOUS DIRIGENT

CES HOMMES QUI NOUS DIRIGENT Je lisais dernièrement de façon très laconique, un texte servant d'introduction et de justification à une autre page identique à des dizaines qui pullulent déjà les réseaux sociaux. Je lisais ce texte avec une certaine moquerie devant la disproportion existante d'une part entre la justesse des mots et la force intrinsèque et inhérente au message inscrit dans un contexte lui assurant plus qu'une simple légitimité et d’autre part l'indifférence qui définira l'adhésion des lecteurs à ce message. Je n'ai pu m'empêcher de publier une réplique carrément méchante au concepteur et animateur de la page. Loin de m'insulter, comme cela aurait pu être le cas, l'animateur me répondit gentiment en m'invitant à participer pour changer les choses. De sa réponse, la phrase qui retint mon attention fut celle qui avait à voir avec nos dirigeants. Il s'exprima en disant que ces gens qui nous dirigent ont surtout besoin d'être dirigés. Nos échanges s'arrêtèrent là, mais je n'ai pas pu m'empêcher de réfléchir sur la problématique de ces personnages qui dans des sphères différentes tiennent le timon du pays. Bien entendu, quand l'opinion publique évoque l'aspect pseudo pathétique de nos dirigeants, le premier qui vient automatiquement à l'esprit c'est bien le chef d'état, son excellence Michel Martelly. Un ancien mauvais musicien populaire qui a très bien réussi sa carrière de chanteur de Konpa et qui a été propulsé au grand dam d'une grande partie de la population haïtienne et de l'opinion publique internationale comme président de la République. Avant son ascension à la première magistrature de l'état, des voix s'étaient levées pour inciter les gens à ne pas le voter. Ces voix carrément opposées s'appuyaient sur son passé dans le showbiz, un environnement propice à certaines déviances et pratiques douteuses mal tolérées par certaines sociétés. Dans le monde de la politique, comme dans beaucoup d'autres domaines, il n'existe pas que les cas de Michel Martelly qui définit une trajectoire atypique jusqu'à des postes de responsabilité. Et quand cette responsabilité engage la gestion d’un pays, d'une nation en difficulté, l'atypicité prend des allures pseudo catastrophe annoncée. Peut être l'importance de la responsabilité a fait de Michel Martelly une cible privilégiée inspirant des critiques souvent légères et superficielles alors qu'une sorte de cécité collective épargne de façon spectaculaire d'autres acteurs de la vie politique nationale. Depuis la fin du régime duvalieriste, le peuple a senti arrivé le moment de participer comme acteurs de la vie de leurs quartiers, de leurs villes ou de leurs pays. La situation de prohibition prônée et maintenue par les régimes dictatoriaux a donné naissance à une nouvelle vision participative qui ne tient compte ni des capacités ni des compétences. On aurait pu remonter le temps pour se retrouver face à ce slogan qui au début du dix-neuvième siècle à savoir si le pouvoir devait être détenu par les plus capables ou par le plus grand nombre. Un prêtre qui devient président reste aussi atypique qu'un artiste populaire accédant à la première magistrature de l'état. La politique reste de nos jours l'ascenseur le plus rapide et efficace pour améliorer ses conditions de vie et celles de la famille. Elle permet en plus d'atteindre un certain pouvoir. Durant l'aire postduvalerienne, aussi appelée la période du retour de la démocratie, le panorama politique du pays nous a offert sur un plateau des personnages pour le moins pathétiques dans des postes à responsabilité. Notre best-off à nous est dominé par le premier citoyen de la ville dans le chanteur Manno Charlemagne, élu Maire de la Capitale haïtienne. Après avoir fait une carrière remarquable avec ses chansons engagées revendiquant la cause des démunis, il s'est érigé en politicien de la génération JPP alors que le segment de la population pouvant constituer l'élite de la ville avait préféré de se retirer comme observateurs critiques, refusant toute participation. Lors du fameux concert de Wyclef Jean, la seule étoile haïtienne qui brillait dans le firmament du monde, le maire de Port-au-Prince jouant en lever de rideau, s'était illustré par un fameux "coulanguette manman blanc". La mémoire collective ne semble pas avoir retenu grand chose du passage de cet homme à la tête de l'édile de Port-au-Prince. Un autre maire assez pathétique restera celui qui a donc été le premier citoyen de la commune de Delmas: le maire Erilus. Les haïtiens de Delmas, une commune ou réside une bonne partie de la bourgeoisie de la ville, se rappellent encore du passage de Erilus dans leur vie. Tandis que l'attention est portée sur la présidence, d'autres personnages aussi atypiques que Michel Martelly conduisent les destins de la nation haïtienne. L'irruption, (tou swe, tou bouke) de Laurent Lamothe comme chef du gouvernement n'était ni attendue, ni prévisible. Il est clair que Michel Martelly, devenu président malgré lui, s'était au départ embarqué dans cette aventure sans équipe. Peu de gens y croyaient. Quand dans des circonstances connues, il a été "élu" pour participer au second tour, l'urgence était de former une équipe pour gouverner. Il lui fallait des fonds pour financer la campagne électorale. Laurent Lamothe, parfait inconnu du monde politique, chef d'entreprise à succès, avec des investissements surtout réalisés en dehors d'Haïti, se retrouve donc à la tête du gouvernement depuis les échecs de deux hommes choisis non retenu pour l'un et très vite chassé pour l'autre. Peu de gens se posent la question de cette mutation d’une attitude apolitique à chef du gouvernement qui se profile aujourd'hui comme futur président du pays. Le parlement aussi regorge de personnalités dont on se demande par quelles portes elles sont passées pour occuper des positions aussi cruciales pour la gestion d'un pays. C'est sans doute la qualité des parlementaires qui explique le dysfonctionnement de l'état dû à cette conception erronée ou adultérée par l'ignorance et aveuglée par l'incompétence de la fonction de législateur. Comme exemple nous pouvons citer le bruyant député autoproclamé cauchemar du pouvoir en place qui s'est caractérisé par des attitudes d'une extrême violence au cours des séances de la chambre. Nous avons pris le temps de l'écouter une fois cependant, j'avais été agréablement surpris de voir sa capacité de synthèse et d'analyse sur certains dossiers politiques. Mais quand il entreprit avec d'autres politiciens de déchouquer le gouvernement en place en utilisant des méthodes carrément antidémocratiques, il outrepassa ses prérogatives et alla jusqu'à enfreindre la loi. Ces dernières actuations remarquées furent, le lancement d’une manifestation avec une arme de guerre aux poings à quelques encablures du palais national, une grève de la faim terminée dans des conditions complètement floues coïncidant curieusement avec l'invasion spectaculaire des prisonniers de l'enceinte carcérale de la ville de la Croix des Bouquets. Depuis on en parle plus. Des rumeurs l'auraient envoyé aux Etats Unis d'Amérique avec une demande d'asile politique. La correction de cet état de fait n'est pas pour demain. Comme nous l’avions dit au début, la politique étant le tremplin le plus puissant pour accéder au pouvoir et à la richesse, avec en prime une idée de toute puissance concédée par l'immunité parlementaire revendiquée et mise en œuvre à travers le prisme adultérant de leur vision biaisée, de plus en plus de personnages pathétiques se bousculent aux portiques pour atteindre ce pouvoir dans une logique souvent éloignée de la démocratie effective. A ces gens sans s'en rendre compte, il leur aura été donné une opportunité en or d'écrire leurs propres histoires individuelles dont la compilation constituera un chapitre de l'histoire de la nation. Certains pour le faire, détiennent une feuille aux couleurs sombres voire noires pour un groupe d'entre eux. Il leur revient par leurs actions de modifier les choses et de choisir la place qu'ils voudront bien occuper dans la grande histoire de la nation haïtienne. L'histoire se fera toujours juge juste et implacable. Nous ne pouvons pas souhaiter leur échec car c'est tout le pays qui en pâtit. Le retard à combler est trop important pour continuer à perdre du temps et à passer à côté de certaines opportunités. Du point de vue individuel, ils auront toujours réussi avec leur accession au pouvoir. L'échec ne sera que collectif et surtout pour Haïti et les haïtiens. La nature aura toujours horreur du vide! Il faut surtout souhaiter qu'une nouvelle génération de gens avec des compétences s'intéressent beaucoup plus aux affaires du pays. Et acceptent avec une vision nouvelle de s’engager. Dr Jonas JOLIVERT Source: Haïti Recto Verso http://haitirectoverso.blogspot.fr/2014/11/ces-hommes-qui-nous-dirigent.html

DES "SI" DANS L'HISTOIRE...

SI LE CAPITAINE HENRI PERPIGNAN ETAIT NON FUMEUR...L'INVASION ANTI-DUVALIERISTE DE JUILLET 1958 Si le Capitaine Henri Perpignan était non fumeur….

SI on pouvait prendre les commandes du temps et avoir le pouvoir et la faculté de faire machine arrière, l’humanité aurait été encore à ce jour au point de départ. Le scepticisme, la notion de l’inachevé auraient orienté nos actes vers un inamovible point de départ. Fort heureusement alors que nous ne soyons pas maîtres de ce temps dont nous subissons les caprices et les faveurs.

Cependant, souvent nous déplorons ne pas pouvoir revenir sur notre passé, sur le passé et surtout sur certains épisodes de notre histoire, de l’histoire et de celle de nos proches. Pourtant nous vivons constamment avec notre histoire comme structure identitaire. Elle ressasse et nous plaque à la figure le sens de nos choix à un moment déterminé et dans des circonstances données.

Notre histoire n’est rien d ‘autre qu’un ensemble de petites décisions quelques fois prises dans la bonne direction. Souvent des décisions complètement erronées et ratées.

SI au lieu de sourire à ma femme j’avais seulement souri à celle qui était à côté d’elle ?...

SI j’avais tout simplement osé dire non à l’officier d’état civil, le jour de mon mariage ?...

Heureusement aussi que l’histoire ne se reconstitue pas en tenant compte des « SI ». Sauf ce qui concerne le nez de Cléopâtre. Car il est évident que si le nez de Cléopâtre eut été moins long….

Mais il est tout de même rageant de voir des pans d’histoires mal tourner à cause d’un détail insignifiant non indispensable. Si insignifiant qu’ils ne sont même pas envisagés au cours de la planification.

Fumeur ou non fumeur…That’s the point !

La lutte sans concession pour le pouvoir en Haïti a maintenu une instabilité politique de plus de 150 ans ponctuée par la première occupation américaine de 1915. Pendant près de 20 ans la gestion du pays a été assurée par les américains tenant les ficelles d’un certain nombre de président-marionnettes qui ont pu terminer leurs mandats présidentiels.

Après l’occupation américaine, Haïti a connu deux gouvernements dirigés par les deux meilleurs présidents de l’histoire : Dumarsais Estimé et Paul Eugène Magloire.

Cependant eux-aussi, ils sont sortis pas la petite porte de l’exile quand ils ont voulu à tout prix conserver ce pouvoir.

Après 1956, le pays était redevenu ingouvernable comme il l’avait été avant l’occupation de 1915. Les intérêts politiques étaient si divergents que les intérêts nationaux s’y trouvaient enfouis dans les dédales de l’obscurantisme partisan aveugle dont la seule cible était le fauteuil présidentiel.

L’armée d’Haïti, la bourgeoisie haïtienne, la classe politique se refusèrent de trouver une entente pour une politique orientée vers le bien être du peuple.

Après la survenue d’évènements les uns les plus invraisemblables que les autres, un concours de circonstances historiques conduisirent le Docteur François Duvalier à la Présidence de la République en 1957. Un autre président de plus. Un président conjoncturel qui ne devrait pas faire long feu à l’instar du populaire Daniel Fignolé pris au piège et chassé du pouvoir après deux semaines.

L’aventure de François Duvalier avait été conçue avec prologue et épilogue. Une sorte de chronique d’une mort annoncée.

Cependant, quand quinze ans plus tard, son fils-successeur Jean-Claude Duvalier disait dans un discours : « mon père a gagné la bataille politique », il avait certainement raison. En effet, pour garder le pouvoir pendant 14 ans, il a fallu se battre sérieusement et vaincre tous les obstacles. Il avait su démanteler puis asservir les forces armées ; décapiter puis réduire au silence l’opposition ; amadouer le peuple en le faisant croire qu’il était le pilier de sa révolution.

Ce ne fut pas sans heurt car les adversaires étaient aussi déterminés à le chasser du pouvoir que lui il était disposé à s’y accrocher.

Une des premières grandes et sérieuses épreuves qu’il a dues affronter reste la première invasion du 28 juillet 1958.

En effet, dans la nuit du 28 au 29 juillet 1958, moins d’un an après l’accession au pouvoir de François Duvalier, un groupe de huit hommes armés, à bord d’un yatch 55 pieds de long, Mollie C, débarquèrent à Délugé près de Montruis. Les huit hommes sont identifiés comme le Capitaine Alix Pasquet, les Lieutenants Henri Perpignan et Philippe (Fito) Dominique, donc des anciens officiers de l'Armée d’Haïti ; Arthur Payne, Dany Jones, Levant Kersten, Robert F. Hickey, Joe D. Walker, de nationalité américaine. Ils avaient embarqué à Miami.


Un habitant de Délugé, ayant observé le débarquement des armes lourdes ont vite fait d’avertir le chef-section qui à son tour ne tarda pas à alerter le post militaire de Saint Marc. Une patrouille militaire de trois soldats est donc envoyée sous le commandement du Lieutenant Léveillé. Il y eut une escarmouche entre les envahisseurs et la patrouille militaire. L’escarmouche devint combat. Les militaires réguliers y compris le lieutenant Léveillé sont tués et du côté des envahisseurs, Arthur Payne reçu une balle à la cuisse.


Les envahisseurs s’emparent du véhicule militaire marque Jeep, y chargent leurs armes et prennent la route vers Port-au-Prince. Sur le trajet, le véhicule tombe en panne. Puisque les anciens militaires, membres de l’invasion portaient les uniformes réguliers de l’armée, ils n’eurent pas beaucoup de difficulté à se procurer une camionnette tap-tap de couleur bleue.

Au milieu des décorations artistiques caractéristiques de ce genre de véhicule de transport, on lisait sur un écriteau posé en haut et en avant « Ma douce Clairmène » et de chaque côté « an depi de tou se bondye ki sel mèt ». Le conducteur du véhicule se croyant en présence des membres de la toute puissante armée haïtienne n’hésita point à aider à charger les armes et à les engouffrer à l’intérieur du tap-tap.


Les huit hommes atteignirent donc Port-au-Prince vers minuit. Philippe Dominique conduisait le véhicule avec, assis à ses côtés, Alix Pasquet.

Arrivé devant le portail des Casernes Dessalines, Alix Pasquet dit au soldat en poste qu’il vient d’écrouer quelques citoyens blancs pour le compte du gouvernement. Le portail s’ouvrit sans heurt et les envahisseurs occupent sans résistance les locaux des Casernes Dessalines.

Ils tuent le soldat posté en sentinelle, le colonel Champagne constant officier de garde. Le capitaine Pierre Olly, en tournée d’inspection dans les locaux des Casernes put fuir avec une fracture du bras. Il a été conduit pour des soins à l’hôpital militaire. Choqué et paniqué, l’officier ne sut pas dire l’effectif des mercenaires ayant occupé les enceintes militaires. Un sergent, ordonnance du capitaine Olly a été cependant tué ainsi que le Caporal Bovil. Un autre officier, un médecin Docteur Edouard sera retrouvé mort dans les salles de bains des casernes à la fin des affrontements.

Pasquet et son groupe attaquèrent le Palais National et les Casernes Dessalines en même temps. Les anciens officiers haïtiens connaissaient bien les lieux y ayant été cantonnés.


Cependant, une fois en possession des Casernes Dessalines les envahisseurs pourront constater que François Duvalier avait fait transférer l’ensemble de l’arsenal qu’il avait fait placer sous sa surveillance et son contrôle dans les sous sols du Palais national. François Duvalier avait compris l’importance des Casernes Dessalines dans la planification des coups militaires qui ont jalonné l’histoire récente du pays.

Le Capitaine Pasquet essuie un deuxième revers stratégique quand il se mit à appeler ces aniciens camarades, des militaires actifs et d’anciens militaires pour se joindre à lui et que personne n’accepta de l’aider.

L’histoire raconte qu’il appela François Duvalier par téléphone et lui demanda de se venir se rendre avec un drapeau blanc en main dans les locaux des Casernes. Ce dernier lui aurait répondu :

- Si vous avez des couilles, venez vous présenter devant moi à la rue des Casernes !

En ce moment, Duvalier ignore tout de l’invasion, les nouvelles parlent de trois cents soldats et mercenaires venant de Miami, ayant déjà occupé les Casernes Dessalines, la garnison militaire la plus importante du pays et située a quelques mètres du Palais national.

Le président pris lui-même les commandes de l’opération. Il fait conduire ses enfants Jean Claude et Simone chez le colonel Merceron puis chez le Capitaine Claude Raymond. La petite histoire rapporte que, devant tant d’incertitude, le Président François Duvalier avait pris la décision de partir …

Au prime abord, le Président Duvalier ne savait pas à qui il avait affaire et combien était le nombre des agresseurs. Ainsi il se revêtit d'un uniforme de soldat et s'apprêtait à fuir. Mais, Le lieutenant Henri Perpignan eut envie de fumer. Il envoya donc un soldat lui acheter deux paquets de cigarettes marque SPLENDIDES.

Grosse erreur !...Énorme connerie !

Le soldat est capturé. Certains disent qu’il s’est rendu lui-même. Il est amené à Monsieur LUCIEN CHAUVET, sous secrétaire d’état de l’intérieur et de la défense nationale. Interrogé, le soldat dira que les envahisseurs n’étaient pas plus nombreux que huit. Personne ne voulut le croire.

Pendant les échanges de tirs entre les Casernes Dessalines et l’artillerie du Palais national, le Colonel Louis Roumain put abandonner les Casernes en sautant par une fenêtre et fuir. C’est lui qui confirmera par la suite les propos du soldat.

François Duvalier ordonna donc une attaque massive contre les Casernes Dessalines et vers neuf heures du matin, les forces régulières reprirent le contrôle de la situation.


Tous les agresseurs seront maîtrisés et tués. Les forces régulières retrouvèrent dans les locaux des Casernes les cadavres d’Alix Pasquet avec le crâne ouvert baignant dans la matière cérébrale éparpillée, Philippe Dominique, Dany Jones et Joe Walker criblés de balles.

Arthur Payne, blessé lors de l’escarmouche de Délugé se rendit, enveloppé dans un matelas, s’identifiant comme un journaliste. Il sera exécuté sans pitié.

Henri Perpignan et Robert Hickey réussirent s’échapper des Casernes. Ce dernier sera identifié par les soldats réguliers qui l’exécuteront d’une balle à la tête. Henri Perpignan se dirigea vers une maison proche des casernes et demandera au gérant de lui permettre de se cacher dans un poulailler. Le gérant entendit le vacarme de la foule à la recherche de l’agresseur. Celui-ci prit de panique s’apprêtait à partir quand Perpignan fit feu et le tua.

Attiré par les coups de feu la foule se précipita sur Perpignan et le tua à coups de couteau. Son cadavre, dépouillé de ses vêtements sera traîné par la foule en folie et en furie jusqu’au palais national.

Levant Kersten, le dernier des envahisseurs américain, réussira à sortir des locaux des Casernes mais subira le même sort que le lieutenant Henri Perpignan.

Ainsi s’acheva l’épopée d’un groupe d’hommes qui avaient pensé pouvoir épargner Haïti et les haïtiens des trente ans de dictature des Duvalier.

En histoire, il n’y a pas de "SI".

Cependant on peut quand même imaginer que si Henri Perpignan eut été non fumeur et pouvait se passer des cigarettes SPLENDIDES, l’invasion de juillet 1958 aurait pu chasser François Duvalier du pouvoir et on aurait hérité ni de Jean-Claude Duvalier, ni des tontons makout, ni de Aristide, ni des chimères, ni de Préval I, ni de Aristide II ni de Préval…LE PAYS AURAIT PU ETRE…DIFFERENT…

Auteur : Docteur Jonas Jolivert Juillet 2009

(Référence: Jean Julien in ISTWA PEYI DAYITI..Vol 11 contact jnjull1@aol.com) - See more at: http://haitirectoverso.blogspot.fr/2009/07/si-dans-lhistoiresi-le-capitaine-henri.html#sthash.QpiuS9K0.dpuf

LES EXPULSES DE LA REPUBLIQUE DOMINICAINE ENTRE PENURIES ET INDIFFERENCE

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MOI BLOGGUEUR

Je pourrai, si ça me dit, célébrer l’année prochaine mon dixième anniversaire comme bloggueur. Bref ! Une drôle de façon de dire que j’alimente un blog depuis près de dix ans. Peut-être, le phénomène n’était pas aussi à la mode et facebook n’avait pas encore sa notoriété d’aujourd’hui. Sans doute avec l’ouverture de cette grande fenêtre qui est le réseau social, j’aurais pu faire passer mon message sans avoir à recourir à cette fonction de Google. En fait je m’intéresse depuis bien longtemps à ce qui se passe en Haïti. J’avais vraiment l’impression que j’avais des choses à dire, des choses à corriger que ce soit dans des formes d’expressions que ce soit dans la conception d’une réalité ou dans son interprétation. Des raisons et des sujets ne manquaient pas. Ce qui faisait c’était un auditoire ou des lecteurs. Depuis le départ de Jean-Claude Duvalier en 1986, il y a eu tellement d’évènements et de non-évènements en Haïti que l’on peut comprendre très aisément pourquoi on pouvait ressentir la nécessité de s’exprimer. Mon entrainement en neurochirurgie à Marseille, avec plus de six choix consécutifs dans le service du Professeur GRISOLI à la Timone m’a complètement enlevé le temps de penser aux problèmes du pays et de la société haïtienne. Je me suis retrouvé en Haïti pour l’action en faisant omission des discours vains et trop idéalistes. Mais mon coup d’essai ne se transforma pas en coup de maître et j’ai dû plier bagage pour revenir à Marseille. En 2005, après l’échec historique et le départ de Jean Bertrand Aristide, j’ai découvert le site par excellence pour discuter tramer et proposer des solutions pour Haïti : Moun.com ! Objectivité, pugnacité, vision…égayaient les échanges menés par Dilibon, Bagaydrôle, Dekabess, Blecleroc, Dezagreman, Elise, Castille, Excalibur et bien d’autres avec des noms moins suggestifs. Les débats furent d’un très grand niveau. Les discussions très animées ouvrant sur des pistes de solution. A un moment de la durée, nous sentîmes le besoin d’agir ; l’urgence de passer de la parole aux actes. Nous bannîmes l’anonymat et insérons la relation entre les membres dans une autre dimension. Toutes les tentatives d’une rencontre en personne furent vaines. Et comme nos débats restèrent trop dans la théorie et nous finîmes par nous éloigner du forum. Mais mon grand problème avec les fora de discussion c’est souvent le choix des sujets traités avec popularité. Souvent il y a des interventions englobant certaines thématiques qui ont la bénédiction des participants. Tandis que d’autres jugés pertinent par son auteur est traité avec une certaine indifférence. Entre temps, Haïti vit sous le joug et les bottes d’une puissance étrangère. Une force de maintien de paix dans un pays qui n’est en guerre contre personne. Une force composée des membres des armées de pays de l’Amérique hispano parlante. Tout de suite sur les blogs parlants espagnol, on parle aussi d’Haïti. On y lit tout et n’importe quoi. Haïti devient le paradis pour les adoptants entre autres étiquettes peu glorieuses. La conjonction de ces faits-là m’ont carrément poussé à créer mon propre organe d’expression. Un espace lu par peu ou pas du tout, peu importe. Mais un espace ou je pourrais vraiment choisir mes sujets et dire sans ambages ce que je pense. Donc je suis devenu bloggueur pour parler d’Haïti sur toutes ces coutures. A l’envers et à l’endroit. HAITI RECTO VERSO. #texte #Haiti #Dilibon #Dekabess #Moun #Mouncom #Aristide #JeanBertrand