JEAN JACQUES DESSALINES LE GRAND

AVONS-NOUS COMPRIS?

 

Au moins, devant la nécessité de se battre pour redevenir humain ou pour garder cette humanité retrouvée grâce à lui, les haïtiens ont heureusement réhabilité LE GÉNÉRAL JEAN JACQUES DESSALINES, L'EMPEREUR JACQUES PREMIER!
Je le disais haut et fort, avant Martin Luther King, bien avant Malcom X, bien avant Nelson Mandela, bien avant Barak Obama et Kemi Seba, nous avions eu et nous avons encore et toujours LE GÉNÉRAL JEAN JACQUES DESSALINES, L'EMPEREUR JACQUES PREMIER! JEAN-JACQUES DESSALINES, LE GRAND!
Je n'enlève aucun mérite, toute proportionnalité gardée, à ceux-là qui ont défendu ou qui défendent encore des causes justes. Mais je n'ai jamais pu m'extasier devant ces discours qui ne font que reprendre le verbe révolutionnaire qui a donné naissance à 1804 et à HAÏTI !

Avons-nous compris qu'il reste et demeure la source unique et authentique d'inspiration dans nos moments les plus sombres, puisque ses idées, sa vision et son génie ont disloqué et vaincu le plus inhumain des systèmes !

VIVE JEAN JACQUES DESSALINES, LE GRAND!
21/09/2019
Dr Jonas Jolivert

QUAND L'HERITAGE COLONIAL FRANCAIS EST PRESENTE EN HAITI COMME UN LABEL DE QUALITE!

Il est loin, très loin le temps où on évoquait Haïti en utilisant des termes élogieux. Généralement les épithètes qui accompagnent et qualifient ce tiers d'île sont plutôt ternes et dévalorisants.

En 2010, lors de la ruée des ONGs au chevet du pays dévasté par le tremblement de terre, j'avais eu l'immense étonnement d'entendre un coopérant dire que « l'observation d'Haïti était d'une richesse incommensurable dans le cadre du post modernisme, dans la mesure où elle permettait de dénombrer avec une certaine aisance tout ce qu'il ne fallait pas faire »

Il m'avait tendu une perche brûlante, que je ne pouvais ignorer.

Ainsi je ne manquai pas de lui faire comprendre que, de son observation, dans le contexte d'une catastrophe humaine et humanitaire de cette envergure s'exhalaient les effluves cyniques d'un voyeurisme pervers caricatural.

L'impression généralisée semble nous dire et nous répéter que personne ne nous fera le moindre cadeau.

Pourtant Haïti, recroquevillée, courbée ou à genou, résiste.

Elle persiste malgré tout, à faire usage de cette résistance transformée en révolte qui a été au centre de sa genèse comme nation.

Elle résiste et perdure dans ce monde d’autrui ou les valeurs et les balises sont hiérarchisées en tenant compte d’un essentiel redéfini à l’aune d’intérêts divers.

Malgré les manœuvres de ceux qui se veulent des chantres de la liberté et des champions des droits de l'homme, un peuple de nègres qui rejeta la "chosification" et l'abêtissement pour revendiquer et faire valoir son humanité n'est grand que quelques fois, souvent dans le cadre d'une narrative historique démodée et dépassée.

Mais peut ne pas mériter l'attention portée à un temple et son joyau détruits par des extrémistes pseudo barbares.

Ainsi, nous autres les haïtiens, nous nous faisons le sacré devoir de nous attacher à Haïti, comme les fils dignes s'attachent à leur mère malgré sa pauvreté matérielle et spirituelle, malgré ses manques, ses ratés et ses défauts, malgré ses laideurs affreuses et horripilantes.

Nous nous accrochons à la moindre parure capable d'inspirer beauté et fierté.

Il y a quelques temps, un des quotidiens les plus lus d'Haïti, avait publié un article pour prendre la défense du rhum haïtien, le rhum Barbancourt.

Selon l'esprit de l'article, le journaliste s'était insurgé contre un spot publicitaire réalisé par l'incontournable "Tonton Bicha " qui s'en était pris avec une certaine virulence au rhum Barbancourt, édifié dans le panorama et l'imaginaire haïtiens comme une forteresse intouchable et imprenable.

En effet le publiciste vantait les qualités d'un autre produit qui aurait été fabriqué en République Dominicaine.

Malgré les liens très forts qui me lient à notre Daniel Fils-Aimé national, je n'avais pas pu m'empêcher de ressentir la consternation d'une affreuse trahison venant d'un fils authentique du pays, d'un pilier de notre patrimoine culturel.

De notre Tonton Bicha qui partage sans aucun doute une distinction équivalente à celle qui vénère le rhum Barbancourt comme résultat de son travail et de son intégrité. Tonton Bicha avait fait usage, avec raison, de son droit de réponse en publiant dans les pages du journal qui avait critiqué son action.

Malgré des arguments solides sortis en guise de justification, je n'étais pas parvenu à l'absoudre du péché d'avoir osé profaner un temple sacré de la culture haïtienne. Et ce, au profit d'un produit étranger.

Mon attachement au Rhum Barbancourt ne se base pas sur la qualité du produit. Mais sur le fait que c'est un produit haïtien.

Mon expertise en Rhum s'arrête à la nature et à l'intensité de la gueule de bois du lendemain d'un buveur occasionnel.

Je voue à ce rhum le même dévouement que je manifeste à d'autres produits du terroir comme la peinture haïtienne, le dous makos, le cremas, l'AK100, pour ne citer que ceux-là. Dernièrement la Presse-People française rapporta le récit d'une soirée passée à l'Elysée du rappeur antillais Joey Star. Entre autres petits détails, il confessa avec une certaine émotion, qu’il avait consommé, parmi les innombrables boissons, un bon rhum, du rhum haïtien, a-t-il eu à préciser.

Cette petite déclaration eût un formidable écho dans le milieu haïtien et sur les réseaux sociaux.

Chaque année, avec une ferveur de religieuses sincères, comme des centaines de voyageurs, je m'achète ma caisse de Barbancourt cinq étoiles et une bouteille de la réserve du domaine.

Mais cet été, cet instant dans les locaux des magasins détaxés de l'aéroport attisait davantage ma curiosité.

En fait, pour la cuvée récente, Barbancourt avait fait peau neuve avec une nouvelle présentation de la bouteille ; et surtout une nouvelle étiquette décrivant en de termes élogieux et marchands, les facteurs qui font du rhum un produit d'excellence.

Certains ont lu le contenu des étiquettes et ont relevé une expression qui porte au débat.

En effet, vantant le maintien d'une tradition de plus de deux siècles dans la fabrication du rhum Barbancourt, le texte pour l’exprimer se lit : « dans l’esprit original de l'héritage colonial français ».

Avec des photos à l'appui, ce morceau de texte fit le tour des réseaux sociaux.

Les bouteilles que je gardais encore à la maison étaient assez anciennes et n'étaient pas coiffées de la nouvelle étiquette.

Pendant mon séjour je pus constater qu’effectivement les fabricants de Barbancourt présentent « l’esprit original de l'héritage colonial français » comme un label de qualité.

Sans vouloir s’évertuer à faire un procès permanant à l’histoire ou à certains faits historiques, sans « être esclave de l’esclavage » « ou maintenir un esprit colonisé par la colonisation », il est tout à fait sensé de se convaincre que certains sujets et certains thèmes doivent être traités avec précaution en évitant l’ironie, la légèreté et l’amalgame.

Un de ces sujets pourrait être la colonisation.

Pour un haïtien, cette gorgée de Barbancourt fouetté fièrement de l’arrière-goût de l’esprit colonial français, peut résulter difficile à avaler et à déguster.

Sans vouloir rentrer dans de sempiternels et d'interminables débats autour de ce thème, je pense qu'un produit qui veut être reconnu comme haïtien ne peut pas présenter le secret de sa fabrication comme un respect de « l’esprit original de l’héritage colonial français ».

Personnellement cela me choque et ne saurait me laisser indifférent.

Quand j'étais adolescent, j'adorais Michel Sardou.

Qui pouvait ne pas s'émouvoir avec les paroles de ce classique du genre qui est « la maladie d'amour » ?

Qui n'a pas vécu une situation poussant à reprendre des bribes de couplet de "Dix ans plus tôt » ?

Cependant un jour j'ai écouté Michel Sardou entonner une chanson intitulée "le temps des colonies » ; une chanson dans laquelle il décrit cette époque comme un temps béni dans des phrases telles que : Autre fois dans mon lit/j’avais plein de serviteurs noirs/Et trois filles dans mon lit/Au temps béni des colonies.

Depuis ce jour mon avis sur ce grand chanteur changea. Aujourd'hui encore je le trouve antipathique et réactionnaire.

Comprenez Monsieur Gardère que pour moi, haïtien, descendant d’esclave l'héritage colonial français est tout sauf un label de qualité ou l’objet d’une quelconque fierté.

- L’héritage colonial français pour moi évoque la traite des noirs

- L’héritage colonial français évoque pour moi l'esclavage, ses caractéristiques abjectes et ses pratiques deshumanisantes

- L’héritage colonial français évoque pour moi, haïtien descendant d’esclave, la colonisation française appuyée et justifiée par le Code Noir avec son article 12 qui consacre l’hérédité de l’esclavage et son appartenance à son maître et son article 44 qui assimile l’esclave à un bien meuble …

- L’héritage colonial français évoque pour moi, haïtien descendant d’esclave, la rupture sanglante et victorieuse avec la France et l'armée expéditionnaire napoléonienne, ce pan d’histoire volontairement caché dans l’enseignement de l’histoire dans le pays se revendiquant être la nation des droits de l’homme

 

L'étiquette actuelle: "..., comme les grands cognacs."

- L’héritage colonial évoque pour moi, haïtien descendant d’esclave, le paiement d'une rançon réclamée en dédommagement par les colons après deux siècles d'exploitation à outrance.

- L’esprit colonial français pour moi, haïtien descendant d’esclaves, c'est le paiement de cette dette de l'indépendance - 150 millions de francs-or payés en intégralité aux colons français - qui constitua un énorme frein au développement du pays, donc responsable (en grande partie) de notre situation actuelle.

- L'utilisation du terme "héritage colonial français " a dû être analysée dans une conceptualisation différente.

Elle peut cependant être interprétée comme un acte de légèreté ou une franche provocation. Entre ces deux extrêmes, siège assez d’espace pour d'autres interprétations.

Aimé Césaire a parlé d'Haïti comme l'endroit où le problème de l'esclavage et de la colonisation a été réglé de la façon la plus intelligente.

Et ce, malgré les handicaps et les obstacles posés par ceux qui se réclament les titres de « terre de droits de l'homme » ou « Land of free".

La maison Gardère aurait un intérêt réel et véritable à expliquer et justifier le choix et l'utilisation d'un concept offensant pour la nation haïtienne pour vanter un produit qui veut garder une étiquette natif natale, essence du terroir haïtien, de la République issue du rejet et de la victoire sur le système colonial.

Dr Jonas Jolivert

Septembre 2015

01 Oct 2016

MOI, VICTIME DE LA LOI CONTRE LE BLANCHIMENT D'ARGENT

Je me suis souvent interrogé sur la qualité des lois élaborées par nos honorables législateurs. Je n’ai jamais osé me pencher sur la question pour plusieurs raisons dont on pourrait retenir le manque cruel de temps, le peu d’intérêt accordé à la question avec cette prémonition des résultats désastreux attendus.....

22 Aug 2017

28%? PAS MAL COMME RESULTATS DU BACCALAUREAT HAITIEN

« Comme un coup de tonnerre dans un ciel serein » la nouvelle est tombée : il y a un vrai problème dans le système éducatif haïtien. Tout le monde le savait. Les vrais éducateurs n’ont jamais cessé d’en parler et de tirer la sonnette d’alarme. Mais la vie continuait. Le problème alimentait des débats intentionnés, intéressants et rangés mais sans jamais dégager une volonté officielle ou sectorielle pour apporter une vraie solution à un problème qui conduira irrémédiablement à la disparition du pays.

16 Aug 2016

RESPONSABILITE PAM, RESPONSABILITE PAW, RESPONSABILITE PA NOU TOUT...ECHEK PAM ECHEK PAW ECHEK PA NOU TOUT

Si ayisyen vòlò boulon ki kenbe gwo pon kote pou moun ak machin pase.

Si ayisyen vóló ti panno fosforesan ke yo te mete sou de bó wout de lamitye ke blan franse te fè Peyi-a a kado. Wout ki pèmet moun ale Jakmel

Si ayisyen te konn al vóló woch nan palè sansousi e nan tirès palè 365 pót se pa pano solè ak batri yo pap vóló.

03 Aug 2017

JOCELERME PRIVERT ET JEAN BERTRAND ARISTIDE

Haïti se rappellera pendant longtemps ce 14 février 2016.
Cette date ne sera plus uniquement cette journée dédiée à l’amour et aux amoureux. Elle restera dans les anales la date des élections indirectes pour combler une vacance présidentielle de fin de mandat. Une situation inédite donc sans provision dans les pages de la Constitution. Le récit serait trop long pour expliquer comment on a pu aboutir à une pareille situation.

28 Jan 2016

MICHEL MARTELLY: LE PROBLEME ET NON LA SOLUTION

Les rumeurs vont rebondir comme des ballons lancés en l'air. Après Guy Philippe et son projet de détachement de la Grande-Anse du pouvoir central, le décaissement de fortes sommes d'argent pour appuyer des manifestations contre les manifestants de l'opposition , il est question d'un président qui veut rester au pouvoir pour gérer le chaos qu'il a lui-même façonné.

20 Jan 2016

ET NOTRE DIASORA DANS TOUT CA?

Les opinions des gens avisés font constamment l’éloge de l’immense potentialité de la population haïtienne résidant en dehors des frontières du pays. Se basant sur les transferts d’argent pour les besoins de leurs familles et le nombre de professionnels formés et exerçant dans leurs pays d’accueil, les espoirs de développement du pays devraient inclure obligatoirement une participation des haïtiens du dehors.

14 Feb 2016

JOCELERME PRIVERT PRESIDENT PROVISOIRE

Ce scénario est écrit à l’haïtienne ! C’est une vraie haïti-ânerie ! Un parlement issu des élections contestées signe un pacte de résolution de crise avec le président sortant. Le parlement et seul le parlement - en excluant un autre pouvoir qui sert de base au fonctionnement du pays – propose et approuve sa solution de sortie de crise au détriment des autres propositions des autres secteurs de la vie nationale.

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